Le pont mobile du studio était génial. Trop génial. Il faisait tout : lumière, projection, structure. Résultat : impossible d’optimiser l’éclairage sans bloquer la diffusion. House 2.2 marque un tournant : installation de 33 mètres de structure aluminium fixe et refonte complète du système lumière.
Le faux problème
12 juillet 2023 – NGCStudio. Le studio possède un pont motorisé mobile sur 10 mètres : un outil incroyable. Mais mon éclairage était monté dessus, et mon vidéoprojecteur aussi. Donc pour diffuser sur le cyclo, le pont devait rester à une position précise, ce qui voulait dire : pas d’éclairage au-dessus de la scène comme je le voulais. Pas de liberté de mouvement. Compromis permanent. Pour les séminaires Thomas Burbidge, ça devenait limitant. Pour le reste aussi : il fallait découpler. J’attendais le bon moment pour investir. L’idée : installer un pont aluminium fixe indépendant du pont mobile. Structure triangulaire : deux arches latérales, une traverse haute pour la stabilité et l’éclairage fond de scène. Au total : 33 mètres de structure. Objectifs :
- créer des points fixes d’éclairage
- libérer complètement le pont mobi le
- améliorer la stabilité
- permettre un vrai travail en 16/9
- intégrer rideaux et coulisses propres
On démonte tout. Lumières descendues, nettoyage du matériel, tri des câbles par longueur, révision des vieilles machines. C’est moins glamour que la vidéo finale. Mais c’est structurant.
Repenser la lumière
J’en profite pour changer d’approche logicielle. Je passe de DASLight à Sunlite avec interface dédiée, parce que Sunlite permet : la visualisation 3D, la simulation des positions, une programmation plus fine, et la gestion multi-univers DMX. Je peux prévisualiser l’implantation avant même d’accrocher les projecteurs. Le nouvel ordinateur dédié lumière est prêt (issu de Config streaming : les ordinateurs ! [House 2.1] ). On sort :
- les nouvelles machines : 4 wash zoom
- 6 lyres
- 8 wash
- 8 projecteurs LED
- 4 COB CWWW
- tout ce qui dormait dans les placards
Tout remonte sur la nouvelle structure.
Le DMX, proprement
Le DMX, c’est le protocole qui permet de piloter les lumières. On entre dans un projecteur, on ressort vers le suivant, en chaîne. En réalité, c’est un peu plus subtil : adresses, univers, patch, alimentation séparée, gestion des charges. Je prends des notes, attribue les adresses proprement, câble proprement. Plus de “ça traîne”. Tous les câbles sont organisés, fixés, propres. Le studio commence à ressembler à un vrai plateau permanent.
Ce que ça change vraiment
Le pont mobile redevient mobile. Il peut : accueillir des lights ponctuellement, servir en tournage, et être repositionné sans tout dérégler. L’éclairage fixe, lui, devient cohérent. Les faces sont stables, les couleurs programmables, les mouvements fluides, les transitions prêtes. Pour le séminaire Thomas Burbidge, ça change tout : une meilleure cohérence visuelle, moins d’improvisation, et plus de contrôle. Le studio passe d’un espace adaptable à un espace structuré. Installer 33 mètres de structure, ce n’est pas juste ajouter du métal. : c’est figer une architecture. C’est décider que :
- la lumière a sa place
- la projection a la sienne
- les flux ont leur logique
On quitte la logique “tout sur le même pont”. On entre dans la logique “chaque outil a sa fonction”. Cette vidéo est moins spectaculaire qu’un live. Mais c’est l’un des épisodes les plus structurants. On prépare le terrain pour House 2.3 : Gérer un live intéractif avec 50 personnes ! [House 2.3]. Et là, on entre dans le cœur du système.
Suite série House :