Reprendre un vlog après 6 ans, ce n’est pas juste rallumer une caméra. C’est retrouver un système… et voir tout ce qui a changé entre-temps.
Reprendre, mais pas comme avant
2022–2023 — NGCStudio. Le retour au vlog arrive un peu sans prévenir. Ou plutôt, il était là depuis longtemps, mais jamais vraiment prioritaire. Entre les projets, les travaux, les tournages… il y avait toujours autre chose à faire. Et puis à un moment, ça revient. Pas comme une envie de “refaire du contenu”, plutôt comme un besoin de remettre de l’ordre dans tout ce qui s’est accumulé. Parce qu’entre temps, le système a évolué. Beaucoup.
Un système qui s’est construit sans le dire
Ce qui est frappant en reprenant la caméra, c’est que tout est déjà là. Le studio, la régie, les machines, les lumières, les workflows… Mais rien n’a vraiment été documenté de manière continue. Tout s’est construit par couches, projet après projet, test après test. Le vlog devient alors une manière de reconnecter les points. Pas de tout expliquer, juste de remettre en perspective.
Sur quelques semaines, les contextes s’enchaînent. Un drone qu’on répare et qu’on teste après deux ans sans voler. Un mariage à filmer avec un setup simple, mais efficace. Une captation live en salle, avec des configurations mobiles (Backstage tournage Spelim). Des tournages en studio, avec scénographie, projection, fond vert… Rien de spectaculaire individuellement. Mais ensemble, ça dessine quelque chose : le même espace sert à tout, avec les mêmes outils… mais jamais de la même manière.
Le studio comme base, pas comme finalité
Le point commun, c’est le lieu. Le studio devient une base. Un endroit où l’on peut tourner, tester, préparer, réparer, réfléchir. Mais aussi un endroit qui évolue en permanence : un support de vidéoprojecteur qu’il faut adapter, un ampli à remettre en route, un câble à repenser pour éviter de démonter la moitié d’un meuble. Ce ne sont pas des “détails techniques” : c’est ce qui permet au reste de fonctionner sans friction.
Il y a aussi des moments plus expérimentaux. Tester un vidéoprojecteur comme fond vert pour simplifier l’éclairage. Explorer les possibilités d’un casque VR avec caméra couleur. Imaginer une visite virtuelle du lieu, directement dans Unreal. Rien n’est encore finalisé, mais tout est déjà en train de prendre forme.
Une autre manière de produire du contenu
Le retour au vlog change aussi la manière de travailler. Avant, je faisais tout. Maintenant, Corentin prend une partie du montage. Et forcément, ça change l’équilibre. Je peux passer plus de temps sur l’écriture, sur la structure, sur ce que je veux raconter. Le contenu devient moins immédiat, mais plus construit. Moins de réaction : plus d’intention. Le NGCVlog 50 ne raconte pas une histoire précise, mais il montre un état. Un moment où tout coexiste les projets en cours, les tests, les galères techniques, les idées qui arrivent, celles qui traînent depuis des mois. Rien n’est terminé, mais rien n’est bloqué non plus.
Et la suite ?
Le plus difficile, finalement, ce n’est pas de produire. C’est de choisir quoi raconter. Parce qu’il y a toujours plus de choses à montrer que de temps pour le faire. Et que tout ne mérite pas forcément d’être documenté de la même manière. Mais une chose est sûre : Le système est là. Et maintenant, il commence à se raconter.