J’ai écrit ma première mini formation !

Sauve ton business, un fichier à la fois !

J’ai écrit ma première mini-formation. Et je crois que ça raconte beaucoup plus de choses que prévu.

26 septembre 2025 – NGCLab. Pendant longtemps, j’ai considéré les sauvegardes comme ce genre de sujet ultra important… qu’on repousse quand même au lendemain. Un peu comme ranger un atelier, finir sa compta, ou vérifier pourquoi un disque dur commence à faire “clac” tous les matins comme un vieux droïde fatigué dans Star Wars.

Et puis un jour, Julia (idontthinkifeel / J&J) m’a dit un truc du genre :

“Tu passes ton temps à expliquer ça aux gens. Pourquoi tu n’en fais pas une vraie ressource ?”

À ce moment-là, l’idée semblait raisonnable. Une petite capsule. Quelques conseils. Un PDF rapide. Évidemment, ça a dégénéré. Parce qu’en réalité, ce projet traînait probablement dans un coin de ma tête depuis beaucoup plus longtemps.

Le problème avec mon cerveau : tout finit connecté

Quand je regarde mon parcours avec un peu de recul, je me rends compte que cette mini-formation est presque une conséquence logique de tout le reste. J’ai commencé comme énormément de geeks des années 2000 : en bricolant des ordinateurs, des réseaux, des sites web et des serveurs un peu au hasard, souvent avec des câbles qui traversaient des pièces de manière objectivement discutable. Puis sont arrivés le développement, la photo, la vidéo, la lumière, les systèmes réseau, automatisations et les workflows de stockage, les infrastructures de tournage… Et progressivement, tout a commencé à se relier.

Aujourd’hui, quand je construis quelque chose au studio, je ne vois plus vraiment des disciplines séparées. Je vois surtout des systèmes qui doivent cohabiter intelligemment :

  • un réseau capable de transporter aussi bien du Wi-Fi quotidien que du NDI en 10G
  • une domotique qui dialogue avec les lumières, les accès et la vidéosurveillance
  • un serveur Unraid qui gère à la fois du stockage, des sauvegardes, des machines virtuelles et des flux vidéo IA
  • des outils capables de faire tourner une résidence artistique, une captation multicam ou une location Airbnb dans le même bâtiment sans que tout explose

“Domoticien”, ça sonne tout pourri non ? Et ça ne raconte d’ailleurs pas vraiment ce que je fais. Je crois que le terme qui me parle le plus aujourd’hui, c’est plutôt : concepteur d’écosystèmes. Parce qu’au fond, mon travail consiste surtout à fabriquer des environnements où les humains, les outils, les flux et les idées peuvent circuler avec le moins de friction possible. Et cette mini-formation parle exactement de ça.

Une formation née au milieu du chaos

Le plus ironique dans l’histoire, c’est que j’ai conçu cette formation pendant l’une des périodes les plus chargées de l’année. Deux mois en plein cœur de la haute saison de NGCHouse. Les locations qui s’enchaînent. Les artistes au studio. Les tournages. Les imprévus techniques permanents. La maison qui vit quasiment en continu. Et au milieu de ça, j’ai décidé de produire :

  • une vraie structure pédagogique,
  • un PDF propre et navigable,
  • des schémas,
  • des illustrations,
  • des comparatifs,
  • des fiches pratiques,
  • des workflows,
  • des visuels explicatifs,
  • et une narration suffisamment claire pour que quelqu’un qui n’est pas technicien puisse réellement appliquer tout ça.

Avec le recul, je crois que le défi n’était même pas technique. Le vrai défi, c’était le temps. Trouver de l’espace mental pour transformer quinze années de bidouilles, d’erreurs, de solutions terrain et d’infrastructures construites morceau par morceau en quelque chose de transmissible. Et honnêtement, je ne pensais pas que ce projet prendrait une telle place.

Le Cabinet de Curiosités comme laboratoire vivant

Cette mini-formation est née dans le cadre du Cabinet de Curiosités 2025. Et plus j’avance, plus je trouve ce nom juste.

Historiquement, un cabinet de curiosités servait à rassembler des objets étranges, des outils scientifiques, des fragments du monde qu’on essayait encore de comprendre. Une sorte de mélange entre atelier, laboratoire, musée et cerveau externe. La maison commence doucement à devenir ça.

Un endroit où les expériences techniques, créatives et humaines finissent par produire des ressources réutilisables. Pas des tutoriels abstraits écrits depuis une salle blanche imaginaire, mais des systèmes réellement testés dans la vraie vie : sur des tournages, dans une grande maison, avec des artistes, des clients et des amis. En utilisant des réseaux complexes, des serveurs qui tournent 24/7, des flux vidéo, des sauvegardes et des automatisation. Et surtout, suffisamment de chaos quotidien pour valider immédiatement si une idée tient debout ou non.

Cette mini-formation est probablement le premier vrai “nœud” visible de cette logique. Pas juste un contenu isolé : un point de convergence.

Sauve ton business, un fichier à la fois

Le sujet de départ reste pourtant extrêmement simple : apprendre à protéger correctement ses données. Mais derrière ça, il y a quelque chose de beaucoup plus vaste : réduire la charge mentale numérique.

Parce qu’un bon système de sauvegarde, ce n’est pas seulement une sécurité technique. C’est un moyen de récupérer du calme. De savoir où sont les choses. De pouvoir retrouver un projet six mois plus tard, et de ne pas vivre avec cette petite peur silencieuse qu’un SSD fatigué puisse effacer plusieurs années de travail.

Honnêtement, je crois que beaucoup de gens sous-estiment complètement l’impact du désordre numérique permanent sur leur énergie mentale. Surtout chez les indépendants, les créateurs et les petites structures qui produisent énormément… sans toujours avoir construit l’infrastructure derrière.

En terminant cette formation, j’ai surtout eu une drôle d’impression : celle d’avoir ouvert quelque chose. Pas seulement un nouveau format de contenu, mais plutôt une nouvelle manière de relier toutes les couches de mon travail :

  • la technique
  • la pédagogie
  • le studio
  • l’infrastructure
  • la création
  • la documentation
  • des humains
  • et cette envie de construire des systèmes utiles, transmissibles et durables.

Je crois que c’est probablement là que NGCLab commence réellement à prendre sa nouvelle forme. Pas comme “une branche tech” de plus, mais comme le laboratoire vivant qui relie discrètement tout le reste.

Ces contenus font partie d’un réseau plus large !

Certains projets l’ont précédé, d’autres prolongent l’idée. Voici quelques chemins pour continuer l’exploration.