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	<title>Archives des Technique &amp; infrastructures - NGCLab.fr</title>
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		<title>Upgrade Frigate</title>
		<link>https://ngclab.fr/content/upgrade-frigate/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 23:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Technique & infrastructures]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De l’utilisation du CPU à la Nvidia P2000 : comment Frigate est devenu le cerveau silencieux de la maison 1 juillet 2025 &#8211; NGCStudio. Il y a quelques années, mon système de vidéosurveillance ressemblait surtout à une expérience scientifique menée un peu trop longtemps sans supervision. Une vingtaine de caméras, des flux dans tous les [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>De l’utilisation du CPU à la Nvidia P2000 : comment Frigate est devenu le cerveau silencieux de la maison</p>
</blockquote>
<p><strong>1 juillet 2025 &#8211; NGCStudio.</strong> Il y a quelques années, mon système de vidéosurveillance ressemblait surtout à une expérience scientifique menée un peu trop longtemps sans supervision. Une vingtaine de caméras, des flux dans tous les sens, un serveur qui chauffait comme un radiateur soviétique, et ce bruit permanent de ventilateurs qui donnait l’impression qu’une fusée SpaceX essayait discrètement de décoller dans la baie réseau.</p>
<p>À ce moment-là, la surveillance vidéo n’était déjà plus juste “des caméras”. Dans une maison/studio de presque 400m² où je vis, travaille, accueille des artistes, organise des tournages, des résidences, des événements et des locations, elle était devenue une partie du système nerveux du lieu. Et c’est probablement ça qui change complètement la manière de penser ce genre d’installation.</p>
<h2>La vidéosurveillance comme couche invisible du bâtiment</h2>
<p>Quand on parle de vidéosurveillance, beaucoup imaginent immédiatement quelque chose de très sécuritaire : surveiller des intrusions, recevoir une alerte, vérifier une caméra depuis son téléphone. Oui, évidemment. Mais dans mon cas, le système a progressivement dérivé vers quelque chose de beaucoup plus large.</p>
<p>Aujourd’hui, mes caméras servent autant à la sécurité qu’à la gestion quotidienne du lieu. Vérifier rapidement qu’un plateau est bien éteint. Voir si quelqu’un est arrivé pendant que je suis en régie. Comprendre pourquoi un automatisme domotique s’est déclenché. Contrôler les accès pendant une location. Vérifier à distance qu’un espace est prêt avant l’arrivée d’une équipe. Ou simplement éviter les dizaines de micro-déplacements inutiles dans une grande maison où tout est réparti sur plusieurs niveaux et plusieurs zones.</p>
<p>Quand on vit seul dans un espace aussi grand, rempli de technique, la charge mentale finit par devenir un vrai sujet. Pas forcément spectaculaire. Juste une accumulation permanente de petites vérifications : les lumières, les accès, le studio, les extérieurs, les machines, les gens qui arrivent, ceux qui repartent… Et honnêtement, une bonne partie de ma domotique sert surtout à ça aujourd’hui : réduire les frictions invisibles du quotidien pour garder de l’énergie mentale disponible ailleurs.</p>
<h2>Pourquoi Frigate a changé la donne</h2>
<p>Pendant longtemps, j’ai utilisé MotionEye. C’était parfait pour commencer : léger, compatible avec presque tout, très bidouillable. Depuis mon premier studio à Romagnat vers 2010, il m’a accompagné sur énormément d’expérimentations.</p>
<p>Mais plus le système grandissait, plus ses limites devenaient visibles. Parce qu’à partir du moment où vous dépassez une dizaine de caméras, la question n’est plus seulement “comment afficher des flux vidéo”. Il faut comprendre ce qui se passe dans ces flux. Détecter intelligemment des événements. Filtrer les faux positifs. Créer des automatisations réellement utiles. C’est là que Frigate est devenu extrêmement intéressant.</p>
<p>Frigate n’est pas juste un logiciel de surveillance vidéo. C’est plutôt un NVR pensé autour de l’analyse temps réel des flux vidéo. Son principe est assez différent des solutions classiques : au lieu d’enregistrer “tout le temps et tout pareil”, il essaye de comprendre ce qu’il voit grâce à la détection d’objets assistée par IA.</p>
<p>Humains, voitures, animaux, mouvements spécifiques… le système analyse les images en permanence et permet ensuite à Home Assistant de réagir intelligemment. Une caméra détecte quelqu’un dans l’allée ? La lumière extérieure peut s’adapter. Une personne arrive au studio pendant une résidence ? Je peux vérifier rapidement depuis n’importe où sans interrompre ce que je fais. Et surtout : les notifications deviennent enfin utiles. Ce qui est déjà une révolution en soi dans le monde merveilleux de la vidéosurveillance.</p>
<h2>Le vrai problème : la vidéo coûte extrêmement cher en ressources</h2>
<p>Le problème, évidemment, c’est que traiter plus de 20 flux vidéo simultanément demande énormément de puissance. Très rapidement, mon CPU s’est retrouvé à gérer quelque chose pour lequel il n’était pas spécialement conçu : décoder, encoder, analyser et redistribuer des dizaines de flux vidéo en temps réel. Résultat : CPU à 75–80%, température qui grimpe vers 80°C, ventilateurs en mode soufflerie industrielle et flux live qui commencent doucement à ressembler à un vieux PowerPoint animé sous Windows XP.</p>
<p>Le serveur tourne sous Unraid avec Frigate en Docker, accompagné de Go2RTC pour redistribuer proprement les flux RTSP/WebRTC vers les différentes interfaces. Et clairement, le CPU faisait tout ce qu’il pouvait. Mais on sentait bien que l’architecture atteignait ses limites. C’est là qu’entre en scène la P2000.</p>
<h2>Pourquoi une P2000 et pas une grosse RTX “gaming”</h2>
<p>C’est un détail qui surprend souvent les gens : les cartes NVIDIA grand public sont artificiellement limitées sur le nombre de flux vidéo encodés simultanément. En gros, une grosse RTX ultra puissante peut parfois devenir moins adaptée qu’une vieille carte pro beaucoup plus modeste dès qu’on parle de vidéosurveillance. Avec plus de 22 caméras, il me fallait surtout une carte capable de gérer énormément de flux en parallèle sans limitation absurde imposée par le marketing.</p>
<p>La Quadro P2000 est un peu devenue le couteau suisse parfait pour ça : faible consommation, stable, support matériel NVENC/NVDEC complet, pas de limitation sur les flux, et un prix encore raisonnable sur le marché de l’occasion. Et la différence a été immédiate.</p>
<h2>Quand le GPU reprend enfin le travail vidéo</h2>
<p>Une fois l’encodage et le décodage déportés vers le GPU, le serveur a littéralement changé de comportement.</p>
<ul>
<li>Charge CPU : ~75% → ~35%</li>
<li>Température CPU : environ -10°C</li>
<li>Go2RTC : 40% → 25% CPU</li>
<li>GPU : ~5% encodage / ~13% décodage</li>
<li>Flux live redevenus parfaitement fluides</li>
<li>Enregistrements multiples sans ralentissements</li>
</ul>
<p>Mais surtout : tout le système est redevenu confortable. Et c’est probablement le point le plus important. Dans un environnement rempli de technique, le vrai luxe n’est pas “d’avoir beaucoup de matériel”. C’est quand le matériel devient suffisamment fiable pour disparaître mentalement.</p>
<h2>Coral TPU + GPU : le combo qui change tout</h2>
<p>Le bonus inattendu, c’est que le déchargement du CPU m’a permis d’augmenter fortement la fréquence d’analyse du TPU Coral utilisé par Frigate. Le Coral est une petite puce spécialisée dans l’inférence IA temps réel. C’est elle qui s’occupe de reconnaître les objets dans les images. Humains, animaux, voitures… tout passe par là.</p>
<p>En passant de 4 à 9 FPS d’analyse, le système est devenu beaucoup plus précis et réactif. Mon modèle Frigate+ entraîné sur des milliers d’images taguées à la main commence enfin à fonctionner exactement comme je l’espérais : moins de faux positifs, meilleure reconnaissance, comportements plus fiables. Ce qui est appréciable quand on habite au milieu des arbres, des insectes, du brouillard et des plantes qui bougent dans tous les sens dès qu’un courant d’air décide de participer au chaos général.</p>
<h2>Le RJ45 quand on peut, le Wi-Fi quand il sauve la vie</h2>
<p>Dans l’idéal, évidemment, tout serait câblé en RJ45. Et dès que c’est possible, c’est ce que je fais. La stabilité d’un lien filaire reste imbattable, surtout pour la vidéo temps réel. Mais dans une maison aussi grande et aussi évolutive, il faut aussi accepter la réalité : parfois, le Wi-Fi sauve littéralement le projet.</p>
<p>Le réseau repose aujourd’hui sur une infrastructure Ubiquiti avec six points d’accès UniFi répartis dans la maison et les espaces de travail. Ça permet de garder une couverture très stable pour tous les appareils mobiles, les objets connectés, certaines caméras secondaires et une partie des outils de supervision. Et finalement, toute cette couche réseau est devenue une extension naturelle du studio lui-même. Les flux vidéo, les automatisations, la domotique, les outils de tournage, les systèmes lumière, les accès distants… tout circule dans le même organisme technique.</p>
<p>Parfois je me dis que le Studio ressemble de plus en plus à un petit vaisseau spatial bricolé depuis quinze ans. Un truc vivant, un peu chaotique, rempli de câbles, de capteurs, de machines et d’automatismes improbables. Et honnêtement ? J’adore ça !</p>
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		<title>Aération de salle de bain</title>
		<link>https://ngclab.fr/content/aeration-de-salle-de-bain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 May 2025 23:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fabrication & bricolage]]></category>
		<category><![CDATA[Technique & infrastructures]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tu connais ces projets « que tu vas finir dans la semaine » mais qui traînent pendant des années ? Oui, par exemple, CETTE salle de bain. Celle qui attend patiemment ses finitions depuis une demi-décennie, tout en me rappelant chaque jour la quantité de trucs qui reste à faire, ou qui vont tomber en [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>Tu connais ces projets « que tu vas finir dans la semaine » mais qui traînent pendant des années ? </p>
</blockquote>
<p>Oui, par exemple, CETTE salle de bain. Celle qui attend patiemment ses finitions depuis une demi-décennie, tout en me rappelant chaque jour la quantité de trucs qui reste à faire, ou qui vont tomber en panne. Flashback : il y a 5 ans, en arrivant au Studio &#8211; ce lieu qui est devenu ma tanière créative et mon laboratoire geek &#8211; je me suis retrouvé face à un local complètement vide. Pas d&rsquo;eau chaude, pas de salle de bain, juste des murs et des possibilités infinies (et un budget fini, malheureusement).</p>
<p><img decoding="async" src="https://ngclab.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_0983-scaled.webp" alt="IMG_0983.jpeg" /></p>
<p>Priorité numéro un : créer une salle de bain fonctionnelle. J&rsquo;ai divisé une pièce en deux, et hop, une salle d&rsquo;eau d&rsquo;un côté, un espace de stockage de l&rsquo;autre. Le basique était là : ballon d&rsquo;eau chaude, tuyauterie en cuivre, placo, cabine de douche, meuble vasque et peinture. Rien d&rsquo;extraordinaire, mais c&rsquo;était fonctionnel.</p>
<p>Et puis, parce que je suis ce que je suis (un geek obsessionnel avec trop d&rsquo;idées et pas assez d&rsquo;heures dans une journée), cette simple salle de bain est devenue&#8230; la légende locale : la <strong>DISCO DOUCHE</strong> ! Des bandeaux LED (évidemment), des capteurs en tout genre, des contacteurs intelligents, un Chromecast, des enceintes&#8230; Le tout orchestré par Home Assistant comme un DJ sous acide. Cette douche vous salue différemment selon l&rsquo;heure, le jour de la semaine, ajuste le chauffage en fonction de la température extérieure, et vous balance des playlists adaptées à votre humeur supposée. Je ne compte plus les fois où ma propre douche m&rsquo;a engueulé parce qu&rsquo;il était « trop tard pour faire autant de bruit ». Oui, on en est là : me faire recadrer par mon installation domotique. Bienvenue en 2025, où même votre salle de bain a plus d&rsquo;autorité que vous. Ou suis-je simplement un nerd à tendance masochiste ? Chut. Don’t panic. </p>
<h2>Les fameuses « finitions rapides » qui prennent 5 ans</h2>
<p>Mais il manquait toujours ces fichues finitions. Vous savez, les petites, celles qu&rsquo;on reporte jusqu&rsquo;à ce que l&rsquo;univers atteigne sa mort thermique ? Dans mon cas :</p>
<ul>
<li>Fixer cette douche au mur (parce qu&rsquo;apparemment, c&rsquo;est mieux quand elle ne bouge pas)</li>
<li>Percer un trou dans le mur (pour aérer, pas pour espionner les voisins)</li>
<li>Installer une ventilation digne de ce nom (parce que l&rsquo;humidité et l&rsquo;électronique font aussi bon ménage que moi et les deadlines)</li>
<li>Donner un semblant de « déco » à l&rsquo;ensemble (pour ne pas avoir l&rsquo;impression de se doucher dans une cellule de prison high-tech)</li>
</ul>
<p>Le problème ? Pour fixer la douche, il fallait la surélever pour l&rsquo;écoulement. Pour l&rsquo;écoulement, il fallait percer le mur. Pour ventiler, il fallait&#8230; vous voyez le pattern. C&rsquo;est ce qu&rsquo;on appelle dans le jargon technique : « la procrastination par dépendance de tâches » (ou comme je préfère l&rsquo;appeler : ma vie quotidienne).</p>
<h2>Le miracle : quand on finit VRAIMENT un projet</h2>
<p>Et puis un jour, miracle ! Un pote débarque avec une carotteuse. Pour les non-initiés, c&rsquo;est comme un tire-bouchon géant pour murs, mais avec plus de bruit et de poussière. Quoi que celui-là pas tellement, mais c’est un autre sujet. En quelques minutes (et quelques décibels), voilà un magnifique trou dans mon mur. La douche ? Fixée avec deux chevilles à placo et de la tige filetée. Sur ce coup, je n’ai rien à ajouter, faut pas abuser ! Même pas un détecteur zigbee. </p>
<p>Pour l&rsquo;aération, là par contre, j&rsquo;ai mis ma casquette de maker-bricoleur-geek : impression 3D d’adaptateurs pour une grosse turbine, un bout de PVC (avec un coup de peinture et de la poésie : une gaine d’aération rigide pour optimiser la pression statique et réduire le bruit, en 150mm). Une grille pour faire joli et un bout de gaine souple pour un entretien facilité/parce que j’avais que ça sous la main. Le tout intégré à Home Assistant, évidemment, parce que ce serait trop simple sinon.</p>
<h2>La ventilation 2.0 : quand l&rsquo;overkill devient un art</h2>
<p>Mais pourquoi s&rsquo;arrêter à une simple ventilation quand on peut en faire un projet digne de la NASA ? Un peu de Home Assistant, une dose de Node-RED, une pincée de JavaScript&#8230; Et voilà une ventilation qui :</p>
<ul>
<li>Analyse les différentiels de température et d&rsquo;humidité entre la salle de bain et l&rsquo;air extérieur</li>
<li>Calcule les points de rosée en temps réel</li>
<li>S&rsquo;active intelligemment, en détection de mouvement et quand c’est nécessaire</li>
<li>S&rsquo;adapte à vos habitudes de douche</li>
<li>Fait probablement votre déclaration d&rsquo;impôts pendant que vous dormez</li>
</ul>
<blockquote>
<p>Est-ce que c&rsquo;était nécessaire ? Absolument pas.<br />
Est-ce que ça valait les 5 ans d&rsquo;attente ? Probablement pas.<br />
Est-ce que je recommencerais ? Sans hésiter.</p>
</blockquote>
<p>Après j&rsquo;ai encore ajouté trois plantes artificielles (parce que même les cactus ont besoin de soleil dans leur vie), un miroir de plus « pour agrandir la pièce ». Et encore plus de LED (c&rsquo;est comme le bacon : ça améliore tout). TOUT! Alors, elle vous plaît ma salle de bain ? Plutôt, comme dirait ma douche : </p>
<blockquote>
<p><em>Prêt à faire ton meilleur Freddie Mercury sous la douche ? Another One Takes A Shower ! J&rsquo;envoie la musique !</em></p>
</blockquote>
<p>Et vous, quel projet traîne depuis des années dans votre liste de « à faire ce week-end » ? (Soyons honnêtes, vous ne le ferez jamais non plus.)</p>
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		<item>
		<title>La JDM du Bricolage c’est cool  : éclairer la mécanique pour la rendre visible</title>
		<link>https://ngclab.fr/content/la-jdm-du-bricolage-cest-cool-eclairer-la-mecanique-pour-la-rendre-visible/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Apr 2025 23:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Coulisses & journal]]></category>
		<category><![CDATA[Création & expérimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Production & captation]]></category>
		<category><![CDATA[Technique & infrastructures]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Transformer une voiture, c’est technique. Montrer cette transformation, c’est autre chose. Ce jour-là, on a testé comment la lumière et la projection pouvaient rendre visible ce qui, normalement, ne se voit pas. Quand la technique devient un sujet d’image 30 avril 2024 &#8211; NGCStudio. Geoffrey, derrière la chaîne Le Bricolage c’est cool, arrive avec sa [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>Transformer une voiture, c’est technique. Montrer cette transformation, c’est autre chose. Ce jour-là, on a testé comment la lumière et la projection pouvaient rendre visible ce qui, normalement, ne se voit pas.</p>
</blockquote>
<h2>Quand la technique devient un sujet d’image</h2>
<p><strong>30 avril 2024 &#8211; NGCStudio.</strong> Geoffrey, derrière la chaîne <a href="https://www.youtube.com/watch?v=yy5IHfcPCSI"><em>Le Bricolage c’est cool</em></a>, arrive avec sa voiture sans permis en cours de transformation. Son objectif est clair : documenter le passage du thermique à l’électrique, avec sa méthode ingé habituelle, autonome, caméra en main, au plus proche de ce qu’il fait. De mon côté, je ne touche pas à la mécanique : mon terrain de jeu, c’est tout ce qui permet de rendre cette transformation lisible à l’image : lumière, projection, ambiance. On ne cherche pas à produire un tuto, Geoffrey s’en charge déjà très bien. L’idée, c’est plutôt de tester comment on peut “augmenter” ce type de contenu, sans le dénaturer.</p>
<p>Le premier sujet, c’est la lumière. Un projet comme celui-là, en conditions normales, se filme souvent avec une lumière assez plate, fonctionnelle. Ici, on essaye autre chose : garder la lisibilité technique, tout en introduisant une lecture visuelle. On travaille par zones : un composant, une source. On évite d’éclairer tout en même temps pour ne pas perdre le regard. Ça demande de rester léger, parce que Geoffrey bouge, démonte, remonte, change de position en permanence. Le setup reste volontairement simple, mais pensé : sources directionnelles pour isoler certaines zones, remplissage doux pour garder de la lecture, gestion des reflets sur la carrosserie (toujours piégeux). L’objectif n’est pas de styliser à fond, mais de révéler sans compliquer.</p>
<h2>La projection comme couche de lecture</h2>
<p>Là où ça devient intéressant, c’est avec le vidéoprojecteur. On commence à projeter des formes simples sur la voiture. Des lignes, des mouvements, des patterns. Rien de trop précis, mais suffisamment pour suggérer des flux, des circulations. Ce n’est pas du mapping “parfait”, c’est une couche visuelle. Une manière de donner une représentation à quelque chose d’abstrait : le passage de l’énergie, la transformation du système. Ça marche… à condition de rester subtil. Trop en faire, et on perd complètement la lecture du geste technique. Pas assez, et ça disparaît. C’est un équilibre assez fin.</p>
<p>Ce qui rend le truc intéressant, c’est que Geoffrey filme lui-même la majorité du temps. Il garde sa manière de faire, très directe, très proche de l’action. Nous, on vient autour, on adapte la lumière, on ajuste les projections, on observe ce qui fonctionne ou non. Rien n’est figé. Le setup vit avec le tournage, et ça, c’est important. Parce que ça évite de transformer un projet simple en usine à gaz. On reste dans quelque chose de léger, réactif, presque improvisé par moments.</p>
<h2>Sortir du studio pour tester le réel</h2>
<p>À un moment, il faut sortir : on embarque la voiture pour quelques plans roulés autour de la maison. Routes de campagne, chemins, un peu de relief. Geoffrey continue de filmer, et moi je me retrouve… dans le coffre de la voiture de Toto, à essayer de stabiliser ce que je peux. Ce genre de plan qui n’a rien de propre, mais qui apporte immédiatement quelque chose de vivant. Et surtout, ça permet de voir si tout ce qu’on a construit tient en dehors du studio. Ca tient… à peu près, mais c’est suffisant pour valider des choses.</p>
<p>Ce test confirme un point assez simple : pas besoin de complexifier énormément pour enrichir un contenu technique. Quelques ajustements bien placés peuvent suffire : une lumière pensée plutôt que subie, une projection légère pour suggérer, un minimum de cohérence dans les plans. Le reste, c’est surtout une question de regard. Ce type de tournage ouvre pas mal de pistes : comment aller plus loin sans alourdir ? Comment garder cette spontanéité tout en ajoutant des couches visuelles ? Comment connecter encore mieux ce qui se passe techniquement avec ce que l’on perçoit à l’image ? J’ai pas encore toutes les réponses, mais on commence à voir les bonnes questions. Et comme souvent, c’est déjà un bon point de départ <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f60f.png" alt="😏" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Owl Fast Cup Series : quand les flux commencent à compter</title>
		<link>https://ngclab.fr/content/owl-fast-cup-series-quand-les-flux-commencent-a-compter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Jun 2024 23:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Live & événementiel]]></category>
		<category><![CDATA[Technique & infrastructures]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ajouter des caméras, des machines et des écrans, c’est facile. Faire en sorte que tout circule sans se marcher dessus… c’est là que ça devient intéressant. Quand tout s’additionne (et qu’il faut commencer à réfléchir) Juin 2024 &#8211; NGCStudio. Ce week-end-là, rien n’est fondamentalement nouveau. Le studio sait déjà gérer plusieurs flux, plusieurs caméras, de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>Ajouter des caméras, des machines et des écrans, c’est facile. Faire en sorte que tout circule sans se marcher dessus… c’est là que ça devient intéressant.</p>
</blockquote>
<h2>Quand tout s’additionne (et qu’il faut commencer à réfléchir)</h2>
<p><strong>Juin 2024 &#8211; NGCStudio.</strong> Ce week-end-là, rien n’est fondamentalement nouveau. Le studio sait déjà gérer plusieurs flux, plusieurs caméras, de la projection, de la lumière, du live. Mais ici, tout arrive en même temps, et surtout, tout s’accumule.</p>
<p>Quatre postes de jeu, chacun avec sa machine et son écran. Un poste spectateur pour récupérer les données de course, les classements, les temps. Une régie OBS, une machine dédiée à la lumière et à la projection, des écrans de retour un peu partout… et huit caméras qui regardent tout ça. Individuellement, chaque brique est simple. Ensemble, ça commence à former quelque chose de plus dense. Et surtout, tout doit fonctionner en continu, sans pause, sans hésitation.</p>
<p>Le piège, dans ce genre de setup, c’est de continuer à empiler. Ajouter une caméra, puis un écran, puis un flux, parce que ça fonctionne. Jusqu’au moment où ça ne devient pas instable… mais illisible. C’est exactement ce qui se passe ici : rien ne casse. Mais on sent que ça demande un effort de compréhension supplémentaire. Une seconde de trop pour savoir d’où vient une image, où elle va, ce qu’elle représente. Avec John et Ange, on commence à poser des repères. Pas en ajoutant, mais en organisant. La matrice vidéo devient un point central, OBS arrête d’être un simple outil de diffusion pour devenir un carrefour. Chaque flux doit avoir une fonction claire. Sinon, il disparaît. À ce stade, la question n’est plus “est-ce que ça marche ?” : c’est “est-ce que c’est lisible ?”.</p>
<h2>Voir moins, mais mieux</h2>
<p>Ce qui ressort assez vite, c’est que le problème n’est pas la quantité d’information. On a tout ce qu’il faut : caméras pilotes, angles plateau, données de course, retours pour les commentateurs, écrans pour les joueurs. Le problème, c’est le choix. Un bon système ne montre pas tout : il montre la bonne chose, au bon moment. Et pour ça, il faut accepter de simplifier, de hiérarchiser, de renoncer à certaines possibilités pour garder une lecture claire. Sinon, tout est là… mais rien ne ressort vraiment.</p>
<h2>Les flux qui ne passent pas par des câbles</h2>
<p>Un autre truc devient évident pendant le week-end : les flux ne sont pas que techniques. Les pilotes tournent, changent, s’installent, repartent. Les techniciens ajustent en permanence. Les invités arrivent, se calent, participent. Rien n’est figé, tout circule, et le système doit absorber ça. Pas le contraindre, pas le ralentir, mais l’accompagner sans se faire remarquer.</p>
<p>Ce genre de setup est intéressant pour une raison simple : il atteint un point où on ne peut plus se contenter de bricoler. Pas encore assez gros pour être totalement structuré, mais déjà trop dense pour rester intuitif. On commence à voir le système. Pas comme une liste de matériel, mais comme quelque chose qui a ses propres règles. Qui circule, qui respire, qui peut saturer… ou au contraire devenir fluide. Et honnêtement, c’est là que ça devient vraiment fun ! Parce que c’est aussi là qu’on commence à comprendre comment le faire évoluer <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f60f.png" alt="😏" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
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		<title>Concevoir un système stable sur 4 jours : Séminaire Thomas Burbidge 2024</title>
		<link>https://ngclab.fr/content/concevoir-un-systeme-stable-sur-4-jours-seminaire-thomas-burbidge-2024/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Nov 2023 23:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Live & événementiel]]></category>
		<category><![CDATA[Technique & infrastructures]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un live de 4 jours, 50 participants, du son, de la lumière, de la projection, de l’hébergement et une maison entière à faire tourner. En 2023, le studio atteint un point clé : celui où le système devient stable. Voici ce que cela implique réellement. Un problème simple, mais exigeant 22 novembre 2023 &#8211; NGCStudio. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>Un live de 4 jours, 50 participants, du son, de la lumière, de la projection, de l’hébergement et une maison entière à faire tourner. En 2023, le studio atteint un point clé : celui où le système devient stable. Voici ce que cela implique réellement.</p>
</blockquote>
<h2>Un problème simple, mais exigeant</h2>
<p><strong>22 novembre 2023 &#8211; NGCStudio.</strong> Sur le papier, le besoin est simple :</p>
<ul>
<li>diffuser en continu pendant 4 jours,</li>
<li>gérer de l’interactivité (Zoom),</li>
<li>assurer un rendu visuel propre,</li>
<li>maintenir un son constant,</li>
<li>accueillir une équipe sur place.</li>
</ul>
<p>Dans la réalité, c’est un système multi-couches :</p>
<ul>
<li>vidéo (captation, diffusion, projection),</li>
<li>audio (voix, musique, retours, Zoom),</li>
<li>lumière (DMX, ambiances, transitions),</li>
<li>réseau (NDI, HDMI, monitoring),</li>
<li>énergie (chauffage, cuisine, plateau),</li>
<li>humain (équipe, rythme, fatigue).</li>
</ul>
<p>La difficulté n’est pas chaque élément : c’est leur interaction.</p>
<h2>Découpler pour stabiliser</h2>
<p>La première évolution majeure, amorcée en 2022 et confirmée en 2023, c’est la séparation des rôles. Une machine pour la captation (OBS + Blackmagic), une pour la projection et la lumière, une pour le montage et la 3D, une console dédiée au son. Chaque fonction devient indépendante. Le résultat, c’est moins de surcharge par machine, de points de défaillance et plus de lisibilité. Le système devient compréhensible.</p>
<p>L’arrivée de la Soundcraft UI24R change profondément la structure. Avant, un son “qui passe” par le système. Après, un son routé, traité, distribué. Concrètement, on gagne la compression et EQ sur les voix, un mix séparé pour Zoom et le plateau, des retours indépendants, et une gestion des dynamiques (musique / parole / silence). Le son devient un système à part entière, et non plus une variable d’ajustement.</p>
<h2>Gérer l’énergie (littéralement)</h2>
<p>Un point souvent invisible : l’électricité. En hiver, et ici particulièrement, on accumule beaucoup de poste consommateurs : le chauffage (~25 kW), eau chaude (3,5 kW), la cuisine (2-3kW), l’éclairage (3 kW), les machines (4kW), la projection&#8230; Tout fonctionne en parallèle. La solution n’est pas la puissance brute : c’est la répartition. J’ai mis en place une ligne dédiée 32A pour le plateau, et travaillé sur l’équilibre du tri par phase. La domotique permet une surveillance fine par Home Assistant, et j’ai maintenant une connaissance fine des charges. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est ce qui empêche tout de s’arrêter.</p>
<p>Un système stable, ce n’est pas un système parfait. C’est un système avec peu de friction. Chaque micro-optimisation réduit la charge mentale. Les écrans correctement positionnés évite les mouvements inutiles. La régie en mezzanine génère moins de perturbation plateau. La structure lumière fixe demande moins de reconfiguration. La distribution vidéo interne permet une visibilité constante dans la maison. Et c’est ça qui permet au système de tenir dans la durée.</p>
<h2>Le vrai indicateur</h2>
<p>Le meilleur indicateur de stabilité n’est pas technique, c’est comportemental. Quand l’opérateur : ne court plus, n’anticipe plus chaque panne, et peut s’asseoir et penser à autre chose… Alors le système est stable. Pas parfait, mais suffisamment robuste. Ce système n’est pas figé, et il continue d’évoluer : amélioration du réseau, optimisation des flux vidéo, perfectionnement du son, évolution de l’hébergement… Mais en 2023, une étape est franchie : le studio ne tient plus parce qu’on le tient, mais parce qu’il est conçu pour tenir.</p>
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		<title>Du stylo fin à Procreate : apprendre à dessiner avec ses outils</title>
		<link>https://ngclab.fr/content/du-stylo-fin-a-procreate-apprendre-a-dessiner-avec-ses-outils/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Oct 2023 23:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Coulisses & journal]]></category>
		<category><![CDATA[Création & expérimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Reflexions & fondations]]></category>
		<category><![CDATA[Technique & infrastructures]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dessiner, ce n’est pas seulement avoir une idée, puis la poser proprement sur une feuille. C’est souvent commencer sans savoir où l’on va, laisser une forme apparaître, corriger, recommencer, changer d’outil, tricher un peu, puis comprendre que cette “triche” était peut-être juste une autre manière d’apprendre. 17 octobre 2023 – NGCLab. J’ai dessiné depuis l’enfance, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>Dessiner, ce n’est pas seulement avoir une idée, puis la poser proprement sur une feuille. C’est souvent commencer sans savoir où l’on va, laisser une forme apparaître, corriger, recommencer, changer d’outil, tricher un peu, puis comprendre que cette “triche” était peut-être juste une autre manière d’apprendre.</p>
</blockquote>
<p><strong>17 octobre 2023 – NGCLab.</strong> J’ai dessiné depuis l’enfance, avec une pratique qui s’est surtout installée au collège. À l’époque, mon terrain de jeu, c’était la feuille à carreaux, les stylos très fins, les mines à 0,2, les crayons, les feutres, les stabilos. Un matériel simple, presque scolaire, mais qui permettait déjà d’entrer dans des dessins très détaillés, très organiques, construits au fil du trait.</p>
<p>Je ne partais pas forcément avec une idée claire. Souvent, je laissais juste le stylo traîner. Une ligne en appelait une autre. Une forme devenait une structure. Un coin de feuille se transformait en paysage abstrait, en architecture bizarre, en organisme coloré, en petit monde qui n’avait pas demandé la permission avant d’exister. C’était une manière très instinctive de dessiner : commencer quelque part, puis suivre ce qui apparaît.</p>
<p>Le problème, c’est qu’à force de complexifier les dessins, une étape est devenue de plus en plus lourde : repasser les traits noirs après la couleur. Sur papier, cette phase pouvait prendre un temps énorme. Et quand une étape devient trop pénible, même une pratique qu’on aime peut finir par ralentir, puis s’arrêter. Pas par manque d’envie. Plutôt parce que la méthode ne suit plus l’ambition.</p>
<h2>Quand l’outil débloque la pratique</h2>
<p>Le passage au numérique est arrivé par cette frustration. La première vraie solution a été Photoshop, utilisé avec une tablette à écran d’environ 15 pouces. Le fait de dessiner directement au stylet, avec la pression, sur une surface lumineuse, changeait déjà beaucoup de choses. Je pouvais garder la précision du geste, mais gagner une souplesse énorme dans les corrections, les couleurs, les calques, les essais.</p>
<p>Pendant un moment, j’ai travaillé de manière hybride : dessin sur papier, scan en haute définition, puis colorisation sur Photoshop. Au début, ça donnait presque l’impression de tricher. Comme si le numérique retirait une partie du mérite, ou comme si l’œuvre devait obligatoirement rester enfermée dans son support d’origine pour être “valable”. Cette impression n’a pas tenu très longtemps face au gain de temps, de liberté et de possibilités.</p>
<p>Avec le recul, cette étape raconte quelque chose d’important : les outils ne remplacent pas le travail. Ils déplacent l’effort. Ils permettent parfois de concentrer l’énergie là où elle compte vraiment. Dans mon cas, le numérique ne dessinait pas à ma place. Il me permettait de continuer à dessiner sans être bloqué par les étapes les plus mécaniques ou répétitives.</p>
<p>C’est aussi une leçon très NGCLab : une compétence ne se développe pas uniquement dans la contrainte brute. Elle se développe aussi en fabriquant un environnement qui rend l’effort soutenable. L’art demande des centaines d’heures d’investissement, d’abnégation, de reprises, d’échecs et de patience. Si un outil permet de rester plus longtemps dans le processus, il ne triche pas forcément. Il protège parfois la pratique.</p>
<h2>L’iPad, le canapé et la toile qui tourne</h2>
<p>L’arrivée de l’iPad et de Procreate a marqué un autre tournant. Je n’ai jamais regretté cet achat. Le geste s’est rapproché encore plus naturellement du dessin traditionnel, avec une différence énorme : tout devenait portable. Je pouvais dessiner dans le canapé, sur un écran éclairé, sans installer un poste complet, sans scanner, sans sortir tout le matériel. Le dessin redevenait disponible.</p>
<p>Le simple fait de pouvoir faire pivoter la toile a aussi changé beaucoup de choses. En tant que gaucher, certains gestes sont moins naturels selon l’orientation du trait. Sur papier, on tourne la feuille, on s’adapte, on évite de frotter l’encre encore fraîche, on compose avec les contraintes. Sur iPad, on tourne la toile en un geste. Ce détail paraît banal, mais il rend le dessin beaucoup plus fluide.</p>
<p>Procreate apporte aussi une quasi-infinité de styles, de pinceaux, de textures, de peintures, de matières. On peut tester, effacer, recommencer, mélanger. Les assistances permettent de tracer des lignes droites, des cercles modifiables, des perspectives plus complexes. Ce ne sont pas des raccourcis magiques. Ce sont des appuis. Des outils qui permettent d’aller plus loin que ce que la main seule aurait autorisé à ce moment-là.</p>
<p>Certains dessins seraient simplement impossibles, ou beaucoup trop longs, avec ma méthode papier initiale. Les changements de perspective, les reprises de composition, les ajustements de couleurs, les agrandissements, les intégrations de références : tout cela devient plus souple. Le numérique ne retire pas le dessin. Il ouvre des bifurcations.</p>
<h2>Voir le processus, pas seulement le résultat</h2>
<p>Une des fonctions les plus intéressantes de Procreate, c’est le time lapse. L’application enregistre tout le processus de création, trait après trait, étape après étape. On peut revoir un dessin se construire, se perdre, se corriger, changer de direction, trouver son équilibre. Pour certains projets, c’est presque vertigineux. Une toile peut représenter plus de 180 heures de travail, condensées en quelques minutes de vidéo.</p>
<p>Cette fonction est précieuse, parce qu’elle montre ce qu’on oublie souvent dans une image terminée : le chemin. Un dessin final peut donner l’impression d’avoir toujours voulu être comme ça. Le time lapse raconte autre chose. Il montre les hésitations, les essais, les couleurs qui ne marchent pas, les formes effacées, les détails déplacés, les accidents récupérés.</p>
<p>Mon processus reste assez organique. Je commence souvent par les traits noirs. Puis j’explore les couleurs, je retouche, je redimensionne, j’ajoute parfois des photos de référence, des éléments issus de tournages, des jeux de lumière, du relief. Le dessin devient un mélange d’illustration, d’expérimentation visuelle et de mémoire d’images. Il absorbe ce que je fais ailleurs : la vidéo, la photo, les décors, les ambiances, les espaces.</p>
<p>C’est là que le dessin rejoint le reste de mon travail. Ce n’est pas une pratique isolée dans un coin. C’est une manière de penser avec les mains, les outils et les formes. Une manière de chercher des harmonies, des tensions, des équilibres. Une manière de construire sans forcément connaître le plan final dès le départ.</p>
<h2>Dessiner comme on construit une vie</h2>
<p>Plus le temps passe, plus je vois le dessin comme une métaphore assez juste de la manière dont je construis le reste. On part d’une forme, parfois sans destination précise. On avance. On observe. On efface. On recommence. On découvre qu’une erreur peut devenir une structure. On change d’outil quand l’ancien ne suffit plus. On accepte que certaines étapes demandent du temps, beaucoup trop de temps, puis on cherche comment les rendre possibles sans se dégoûter du chemin.</p>
<p>C’est valable pour un dessin, mais aussi pour une maison, un studio, un projet, un système technique, une manière de vivre. Il faut persévérer, mais pas s’obstiner bêtement. Il faut donner du sens à ce qu’on fait, mais accepter que le sens arrive parfois après le geste. Il faut adapter sa technique, remettre ses habitudes en question, apprendre des outils, sans leur abandonner la direction.</p>
<p>Et puis il faut aussi savoir finir. C’est peut-être une des parties les plus difficiles. Un dessin peut toujours être amélioré. Une ligne peut toujours être reprise. Une couleur peut toujours être ajustée. Un détail peut toujours demander encore deux heures. À un moment, il faut décider que l’image tient debout, qu’elle dit assez, qu’elle peut sortir de l’atelier numérique et continuer sa vie.</p>
<p>C’est une leçon simple, mais pas confortable : finir, ce n’est pas trahir le potentiel d’un projet. C’est lui permettre d’exister.</p>
<p>Cet article accompagne une vidéo NGCLab, mais il parle déjà un peu de Fondations. Parce qu’au fond, tout est là : les outils, les pratiques, les bifurcations, les systèmes, les heures invisibles, les manières de documenter ce qui se construit. Un dessin commence parfois par un trait qui traîne sur une feuille. Puis, si on lui laisse assez de temps, il finit par révéler une architecture.</p>
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		<title>Production virtuelle 3.2 : quand tout se met à bouger</title>
		<link>https://ngclab.fr/content/production-virtuelle-32-quand-tout-se-met-a-bouger/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Oct 2023 23:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Création & expérimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Technique & infrastructures]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après les premiers tests, on commence à assembler les briques. Mouvement, tracking, lumière, projection… et forcément, tout devient plus fragile. Tout mettre ensemble : mauvaise idée… donc excellente 15 octobre 2023 -NGCStudio. Jusqu’ici, j’avais testé les choses séparément. Le fond vert, le mouvement avec le tapis, la lumière liée au décor, Unreal… chaque brique fonctionnait [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>Après les premiers tests, on commence à assembler les briques. Mouvement, tracking, lumière, projection… et forcément, tout devient plus fragile.</p>
</blockquote>
<h1><strong>Tout mettre ensemble : mauvaise idée… donc excellente</strong></h1>
<p><strong>15 octobre 2023 -NGCStudio.</strong> Jusqu’ici, j’avais testé les choses séparément. Le fond vert, le mouvement avec le tapis, la lumière liée au décor, Unreal… chaque brique fonctionnait à peu près dans son coin. Là, l’idée est simple : tout additionner. Pas pour faire un test, mais pour faire un clip. TitFreaks arrive avec un morceau assez introspectif. Un texte sur le fait d’avancer, de grandir, de traverser des périodes. Ça tombe bien : le projet peut porter une progression visuelle. On part sur un plan séquence, une continuité, sans découpage pour tricher.</p>
<p>Je construis les environnements dans Unreal, en allant chercher des assets gratuits pour aller vite. L’objectif n’est pas de tout modéliser, mais de tester un rendu cohérent. On part sur quelque chose de post-apocalyptique, avec un ciel chargé, des orages en fond, une ambiance un peu suspendue. Le tournage commence dans le réel : un salon, un personnage qu’on suit, une préparation. Puis on bascule progressivement vers le studio. Le fond vert est là, visible. Et à mesure que le plan avance, il se transforme. Ce qui est intéressant, ce n’est pas le résultat final : c’est la transition.</p>
<h1><strong>Le fond vert… projeté</strong></h1>
<p>Gros changement sur ce tournage : le fond vert n’est plus seulement un tissu. Le vidéoprojecteur est assez puissant pour projeter un fond vert exploitable sur une surface plane, au moins en plan américain. La lumière est étonnamment régulière, et les reflets restent maîtrisés si on garde un peu de distance. Ça ouvre une possibilité intéressante :</p>
<ul>
<li>moins d’installation</li>
<li>une surface plus propre</li>
<li>une lumière homogène</li>
</ul>
<p>Et surtout, une meilleure séparation avec le sujet. C’est encore limité, mais suffisamment fiable pour être utilisé dans ce contexte.</p>
<h1><strong>Tracking : l’iPhone comme capteur</strong></h1>
<p>Autre évolution : le tracking. Je teste une solution basée sur l’iPhone et son LiDAR. L’idée est d’utiliser les capteurs du téléphone pour récupérer la position et les mouvements dans l’espace, et les transmettre à Unreal. En théorie, ça permet de : suivre les déplacements, adapter le décor en fonction et renforcer la cohérence des perspectives En pratique, ça fonctionne… mais pas parfaitement. Le tracking est prometteur, mais sensible. Un léger décalage, une latence, et l’illusion se dégrade. On sent que ça peut marcher, mais que ce n’est pas encore totalement fiable pour un usage fluide. Quoi que !</p>
<h1><strong>Simplifier là où c’est possible</strong></h1>
<p>Pour la lumière, je fais un choix inverse. Plutôt que de piloter en direct depuis Unreal, je passe par Sunlite. Trois scènes lumineuses, pensées en amont pour correspondre aux décors. On switch entre elles au bon moment. C’est moins “magique”, mais beaucoup plus stable. Et surtout, ça permet de garder une cohérence sans ajouter une couche de complexité supplémentaire.</p>
<h1><strong>Mouvement, enfin… presque</strong></h1>
<p>Le tapis de marche revient. Cette fois, intégré dans un vrai plan. On passe par plusieurs phases : statique, déplacement réel et simulation de marche, puis position finale. À la fin, TitFreaks se retrouve assis, dans un décor qui n’existe pas physiquement. Une vallée, un ciel orageux, des éléments qui flottent. Entre-temps, une équipe est passée dans le cadre pour déplacer des éléments, ajuster, transformer le plateau. Tout se fait à vue.</p>
<p>Assembler toutes les briques ne rend pas le système plus puissant : ça le rend plus exigeant. Chaque élément fonctionne, mais leur combinaison amplifie les défauts :</p>
<ul>
<li>tracking encore instable</li>
<li>transitions délicates</li>
<li>cohérence lumière / décor à maintenir</li>
<li>précision des mouvements</li>
</ul>
<p>On ne peut plus se contenter de “ça marche à peu près”. Ce projet ne valide pas une méthode : il montre plutôt où sont les limites actuelles. Mais aussi une chose importante : on commence à s’approcher d’un point où tout peut dialoguer. Le réel, le virtuel, le mouvement, la lumière. Pas encore parfaitement, mais suffisamment pour continuer.</p>
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		<title>Gérer un live intéractif avec 50 personnes ! [House 2.3]</title>
		<link>https://ngclab.fr/content/gerer-un-live-interactif-avec-50-personnes-house-23/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Jul 2023 23:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Live & événementiel]]></category>
		<category><![CDATA[Technique & infrastructures]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://ngclab.fr/content/a2da0/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un séminaire interactif de 4 jours, 50 participants sur Zoom, 8 heures par jour, yoga, interventions, exercices, projection, multi-caméras. House 2.3 montre le setup complet en conditions réelles : flux vidéo, régie, écrans, NDI, projection et organisation humaine. Deux côtés, un système Juillet 2023 &#8211; NGC Studio. D’un côté : Thomas. Vidéoprojecteur derrière lui, trois [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>Un séminaire interactif de 4 jours, 50 participants sur Zoom, 8 heures par jour, yoga, interventions, exercices, projection, multi-caméras. House 2.3 montre le setup complet en conditions réelles : flux vidéo, régie, écrans, NDI, projection et organisation humaine.</p>
</blockquote>
<h2><strong>Deux côtés, un système</strong></h2>
<p><strong>Juillet 2023 &#8211; NGC Studio.</strong> D’un côté : Thomas. Vidéoprojecteur derrière lui, trois écrans face à lui, et un espace dégagé pour le yoga et les mouvements. De l’autre : la régie, en hauteur, sur la mezzanine, séparée du plateau, avec vue sur tout. Cette séparation change tout : l’an dernier (<a href="https://app.notion.com/p/f0ea479ff6de466ea9ebb28233652f57">Séminaire Thomas Burbidge 2022</a>), la régie était sur le plateau. Cette année, j’embauche un réal (Geoffrey) : je peux remonter la régie là-haut. Le plateau et la régie respire. Moi aussi. Thomas a besoin de voir trois choses : Zoom (mosaïque, participants, interaction), sa présentation, ses notes / scripts. Donc :</p>
<ul>
<li>Écran 1 → son ordinateur (Zoom + scripts)</li>
<li>Écran 2 → sa présentation (ordinateur dédié derrière)</li>
<li>Écran 3 → mosaïque Zoom administrée par Diane</li>
</ul>
<p>Les flux sont dupliqués via splitters HDMI. Une sortie pour l’écran local. Une autre qui remonte en fibre HDMI vers la régie. Tout est pensé pour qu’il regarde vers la caméra, voie ses infos, et ne tourne pas la tête dans tous les sens. Comparé à l’an dernier (TV posées sur des cartons…), on a un vrai setup :).</p>
<h2><strong>La projection 9 mètres</strong></h2>
<p>Le vidéoprojecteur laser 7000 lumens est avancé. Résultats : un couverture plus large du cyclo, moins de lumière parasite sur Thomas, et plus d’espace utilisable sur scène. On gagne presque 4 à 5 mètres autour sans être pollué par la projection. Le fond est propre. L’éclairage fixe prend le relais. MadMapper gère tout l’affichage : fonds animés, transitions, écrans d’attente, habillages. C’est peut-être “overkill”, mais ça donne une vraie identité visuelle.</p>
<h2><strong>La régie en mezzanine</strong></h2>
<p>Là-haut un poste OBS avec Geoffrey à la réal (8 entrées HDMI 4K via Blackmagic), le poste de Diane (administration Zoom), et un poste lumière/vidéo projection. OBS est le cœur. Multiview actif : 3 caméras (dont une recadrée numériquement pour simuler une 4e), écrans d’attente avec timers, PC Diane, présentation Thomas. Tout est routé intelligemment :</p>
<ul>
<li>HDMI → splitter → écran local + fibre vers régie</li>
<li>Présentation → splitter → écran plateau + régie + Zoom</li>
<li>Retour régie → distribué dans toute la maison</li>
</ul>
<p>NDI et fibres HDMI assurent les liaisons longues distances. C’est dense, mais logique.</p>
<h2><strong>La diffusion interne</strong></h2>
<p>4 micros serre-tête loués chez AVEI, gérés via une console analogique. C’est le dernier point faible. Pas encore de compression avancée, pas d’EQ fine, pas de routing sophistiqué. Ça fonctionne, mais je sais déjà que la prochaine étape sera une console numérique. Dernière subtilité, des écrans secondaires partent de la régie vers la TV du plateau, celle du bureau, et celle du séjour. Je passe par un HDMI fibre + répartiteur RJ45/HDMI. Résultat : Si je suis en cuisine, quelqu’un prépare à manger, gère un imprévu : on sait toujours où on en est. C’est un détail, mais c’est structurant. </p>
<p>Oui, ça fait beaucoup de matériel, de câbles, pour “juste un séminaire avec une personne”. Mais en réalité, ce n’est pas un séminaire. C’est un système interactif avec 50 personnes en visio, pendant 4 jours, de 8h à 20h, avec du yoga, des ateliers, exercices, transitions, pauses programmées… Et tout doit être stable. Plus de 100 heures de live à la maison m’ont permis d’arriver ici, ce n’est pas improvisé : régies séparées, éclairage fixe, projection optimisée, setup plus propre et réal dédié. Je ne suis plus en train de courir partout. Je peux me concentrer sur le reste. Le système tient.</p>
<p>Suite série House : </p>
<ul>
<li><a href="https://app.notion.com/p/c777f48e24874be49076061d86ad95ea">Config streaming : les ordinateurs ! [House 2.1]</a></li>
<li><a href="https://app.notion.com/p/33f1b99ae3d7459a8a4f4a72ab081241">J&rsquo;installe 33 metres de structure à la maison ! [House 2.2]</a></li>
<li><a href="https://app.notion.com/p/a2da0a3099304ae59923d9006ab9cb2f">Gérer un live intéractif avec 50 personnes ! [House 2.3]</a></li>
<li><a href="https://app.notion.com/p/467c2579ab124186bb48321979d7e8b3">Reprendre le pouvoir sur son activité, avec Thomas Burbidge ! [House 2.4]</a></li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://ngclab.fr/content/gerer-un-live-interactif-avec-50-personnes-house-23/">Gérer un live intéractif avec 50 personnes ! [House 2.3]</a> est apparu en premier sur <a href="https://ngclab.fr">NGCLab.fr</a>.</p>
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		<title>J&#8217;installe 33 metres de structure à la maison ! [House 2.2]</title>
		<link>https://ngclab.fr/content/jinstalle-33-metres-de-structure-a-la-maison-house-22/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jul 2023 23:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fabrication & bricolage]]></category>
		<category><![CDATA[Lieu & studio]]></category>
		<category><![CDATA[Technique & infrastructures]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://ngclab.fr/content/33f1b/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le pont mobile du studio était génial. Trop génial. Il faisait tout : lumière, projection, structure. Résultat : impossible d’optimiser l’éclairage sans bloquer la diffusion. House 2.2 marque un tournant : installation de 33 mètres de structure aluminium fixe et refonte complète du système lumière. Le faux problème 12 juillet 2023 &#8211; NGCStudio. Le studio [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>Le pont mobile du studio était génial. Trop génial. Il faisait tout : lumière, projection, structure. Résultat : impossible d’optimiser l’éclairage sans bloquer la diffusion. House 2.2 marque un tournant : installation de 33 mètres de structure aluminium fixe et refonte complète du système lumière.</p>
</blockquote>
<h2><strong>Le faux problème</strong></h2>
<p><strong>12 juillet 2023 &#8211; NGCStudio.</strong> Le studio possède un pont motorisé mobile sur 10 mètres : un outil incroyable. Mais mon éclairage était monté dessus, et mon vidéoprojecteur aussi. Donc pour diffuser sur le cyclo, le pont devait rester à une position précise, ce qui voulait dire : pas d’éclairage au-dessus de la scène comme je le voulais. Pas de liberté de mouvement. Compromis permanent. Pour les séminaires Thomas Burbidge, ça devenait limitant. Pour le reste aussi : il fallait découpler. J’attendais le bon moment pour investir. L’idée : installer un pont aluminium fixe indépendant du pont mobile. Structure triangulaire : deux arches latérales, une traverse haute pour la stabilité et l’éclairage fond de scène. Au total : 33 mètres de structure. Objectifs :</p>
<ul>
<li>créer des points fixes d’éclairage</li>
<li>libérer complètement le pont mobi le</li>
<li>améliorer la stabilité</li>
<li>permettre un vrai travail en 16/9</li>
<li>intégrer rideaux et coulisses propres</li>
</ul>
<p>On démonte tout. Lumières descendues, nettoyage du matériel, tri des câbles par longueur, révision des vieilles machines. C’est moins glamour que la vidéo finale. Mais c’est structurant.</p>
<h2><strong>Repenser la lumière</strong></h2>
<p>J’en profite pour changer d’approche logicielle. Je passe de DASLight à Sunlite avec interface dédiée, parce que Sunlite permet : la visualisation 3D, la simulation des positions, une programmation plus fine, et la gestion multi-univers DMX. Je peux prévisualiser l’implantation avant même d’accrocher les projecteurs. Le nouvel ordinateur dédié lumière est prêt (issu de <a href="https://app.notion.com/p/c777f48e24874be49076061d86ad95ea">Config streaming : les ordinateurs ! [House 2.1]</a> ). On sort :</p>
<ul>
<li>les nouvelles machines : 4 wash zoom</li>
<li>6 lyres</li>
<li>8 wash</li>
<li>8 projecteurs LED</li>
<li>4 COB CWWW</li>
<li>tout ce qui dormait dans les placards</li>
</ul>
<p>Tout remonte sur la nouvelle structure.</p>
<h2><strong>Le DMX, proprement</strong></h2>
<p>Le DMX, c’est le protocole qui permet de piloter les lumières. On entre dans un projecteur, on ressort vers le suivant, en chaîne. En réalité, c’est un peu plus subtil : adresses, univers, patch, alimentation séparée, gestion des charges. Je prends des notes, attribue les adresses proprement, câble proprement. Plus de “ça traîne”. Tous les câbles sont organisés, fixés, propres. Le studio commence à ressembler à un vrai plateau permanent.</p>
<h2><strong>Ce que ça change vraiment</strong></h2>
<p>Le pont mobile redevient mobile. Il peut : accueillir des lights ponctuellement, servir en tournage, et être repositionné sans tout dérégler. L’éclairage fixe, lui, devient cohérent. Les faces sont stables, les couleurs programmables, les mouvements fluides, les transitions prêtes. Pour le séminaire Thomas Burbidge, ça change tout : une meilleure cohérence visuelle, moins d’improvisation, et plus de contrôle. Le studio passe d’un espace adaptable à un espace structuré. Installer 33 mètres de structure, ce n’est pas juste ajouter du métal. : c’est figer une architecture. C’est décider que :</p>
<ul>
<li>la lumière a sa place</li>
<li>la projection a la sienne</li>
<li>les flux ont leur logique</li>
</ul>
<p>On quitte la logique “tout sur le même pont”. On entre dans la logique “chaque outil a sa fonction”. Cette vidéo est moins spectaculaire qu’un live. Mais c’est l’un des épisodes les plus structurants. On prépare le terrain pour House 2.3 : <a href="https://app.notion.com/p/a2da0a3099304ae59923d9006ab9cb2f">Gérer un live intéractif avec 50 personnes ! [House 2.3]</a>. Et là, on entre dans le cœur du système.</p>
<p>Suite série House : </p>
<ul>
<li><a href="https://app.notion.com/p/c777f48e24874be49076061d86ad95ea">Config streaming : les ordinateurs ! [House 2.1]</a></li>
<li><a href="https://app.notion.com/p/33f1b99ae3d7459a8a4f4a72ab081241">J&rsquo;installe 33 metres de structure à la maison ! [House 2.2]</a></li>
<li><a href="https://app.notion.com/p/a2da0a3099304ae59923d9006ab9cb2f">Gérer un live intéractif avec 50 personnes ! [House 2.3]</a></li>
<li><a href="https://app.notion.com/p/467c2579ab124186bb48321979d7e8b3">Reprendre le pouvoir sur son activité, avec Thomas Burbidge ! [House 2.4]</a></li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://ngclab.fr/content/jinstalle-33-metres-de-structure-a-la-maison-house-22/">J&rsquo;installe 33 metres de structure à la maison ! [House 2.2]</a> est apparu en premier sur <a href="https://ngclab.fr">NGCLab.fr</a>.</p>
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		<item>
		<title>Config streaming : les ordinateurs ! [House 2.1]</title>
		<link>https://ngclab.fr/content/config-streaming-les-ordinateurs-house-21/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Jul 2023 23:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fabrication & bricolage]]></category>
		<category><![CDATA[Lieu & studio]]></category>
		<category><![CDATA[Technique & infrastructures]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://ngclab.fr/content/c777f/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour passer d’un studio bricolé à une infrastructure stable, il fallait spécialiser les machines. Dans House 2.1, je démonte, reconfigure et transforme deux ordinateurs en trois stations distinctes : montage/3D, captation streaming et gestion technique. Une étape très geek… mais structurante. Pourquoi tout démonter ? 5 juillet 2023 &#8211; NGCStudio. Jusqu’ici, j’avais deux ordinateurs qui [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://ngclab.fr/content/config-streaming-les-ordinateurs-house-21/">Config streaming : les ordinateurs ! [House 2.1]</a> est apparu en premier sur <a href="https://ngclab.fr">NGCLab.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>Pour passer d’un studio bricolé à une infrastructure stable, il fallait spécialiser les machines. Dans House 2.1, je démonte, reconfigure et transforme deux ordinateurs en trois stations distinctes : montage/3D, captation streaming et gestion technique. Une étape très geek… mais structurante.</p>
</blockquote>
<h2><strong>Pourquoi tout démonter ?</strong></h2>
<p><strong>5 juillet 2023 &#8211; NGCStudio.</strong> Jusqu’ici, j’avais deux ordinateurs qui faisaient un peu tout : streaming, projection, montage, 3D, lumière… Ça fonctionnait, mais ça chauffait,  mélangeait les usages, et créait des points de fragilité. Si une machine tombe : tout tombe. Avec l’évolution du studio (séminaires, projection, NDI, régies), il fallait une séparation claire des rôles. Je décide donc de transformer deux configurations en trois stations spécialisées.</p>
<h2><strong>1. La station montage / 3D</strong></h2>
<p>C’est la machine la plus puissante.</p>
<ul>
<li>Ryzen 9 3900</li>
<li>RTX 1070</li>
<li>64 Go de RAM (upgrade vers 4&#215;32 Go)</li>
<li>Stockage rapide</li>
<li>Nouveau boîtier grande tour</li>
</ul>
<p>Pourquoi changer de boîtier ? Parce que l’ancien format compact surchauffait. Et une machine qui chauffe, c’est une machine instable. Cette station est dédiée : au montage vidéo, à Unreal Engine, à la 3D (Blender), et aux exports lourds. Elle n’a plus rien à voir avec la captation live. Elle devient une vraie station de production.</p>
<h2><strong>2. La station streaming / captation</strong></h2>
<p>C’est le cœur du live. </p>
<ul>
<li>Carte mère Asus ROG Strix X570 Pro → 3 ports PCIe 16x</li>
<li>Processeur Ryzen 5 (récupéré)</li>
<li>RAM 2&#215;16 Go</li>
<li>2 cartes Blackmagic → 8 entrées 4K à 60 fps</li>
<li>RTX 1070</li>
<li>SSD M.2 Western Digital pour le système</li>
</ul>
<p>Cette machine est spécialisée : OBS, gestion des flux HDMI, routage vers NDI, diffusion Zoom / YouTube / Twitch. Elle ne monte plus, ou pas seulement. Elle ne fait plus de 3D. Elle capture. Et elle doit rester stable pendant 4 jours de live non-stop. Mais bien pensée et fabriquée, il n’y aura pas de soucis :). </p>
<h2><strong>3. La station gestion technique</strong></h2>
<p>La plus discrète. Mais essentielle.</p>
<ul>
<li>Ryzen 3 série 4000 (4 cores / 8 threads)</li>
<li>16 Go RAM</li>
<li>GTX 780</li>
<li>Alimentation 400W</li>
</ul>
<p>Elle est dédiée à : la gestion lumière (Sunlite), la vidéoprojection (MadMapper), et certains retours écran. C’est une machine légère, suffisante, et indépendante. Si le streaming plante, la lumière continue. Si la 3D exporte, le live ne souffre pas. On découple les responsabilités.</p>
<h2><strong>Une logique d’architecture</strong></h2>
<p>Ce n’est pas un “setup gamer”. C’est une logique d’infrastructure : spécialiser, répartir la charge, optimiser le refroidissement, et éviter les points uniques de défaillance. Trois jours de démontage, nettoyage, remontage. Mais la structure est là.</p>
<p>En tournant cette vidéo, je sens un truc. Ce niveau de détail technique ne parlera pas à tout le monde. Et ce n’est pas grave. Mais ça révèle quelque chose : le studio commence à générer une couche technique suffisamment dense pour mériter son propre espace. On n’est plus seulement dans “un lieu créatif”. On est dans l’architecture d’un système. Ce sera, plus tard, la base de NGCLab.</p>
<p>Cette reconfiguration n’est qu’une étape. Elle prépare : la recomposition complète du studio, l’installation d’un pont lumière fixe, une gestion plus propre des flux, et une meilleure stabilité pour les séminaires à venir. House 2.1 est un épisode technique. Mais c’est surtout un épisode fondateur. On passe du bricolage performant à une architecture plus pensée !</p>
<p>Suite série House : </p>
<ul>
<li><a href="https://app.notion.com/p/c777f48e24874be49076061d86ad95ea">Config streaming : les ordinateurs ! [House 2.1]</a></li>
<li><a href="https://app.notion.com/p/33f1b99ae3d7459a8a4f4a72ab081241">J&rsquo;installe 33 metres de structure à la maison ! [House 2.2]</a></li>
<li><a href="https://app.notion.com/p/a2da0a3099304ae59923d9006ab9cb2f">Gérer un live intéractif avec 50 personnes ! [House 2.3]</a></li>
<li><a href="https://app.notion.com/p/467c2579ab124186bb48321979d7e8b3">Reprendre le pouvoir sur son activité, avec Thomas Burbidge ! [House 2.4]</a></li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://ngclab.fr/content/config-streaming-les-ordinateurs-house-21/">Config streaming : les ordinateurs ! [House 2.1]</a> est apparu en premier sur <a href="https://ngclab.fr">NGCLab.fr</a>.</p>
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